18/03/2006

Requiem pour un sommeil.

Fermer les yeux, fermer les yeux, fermer les yeux, fermer les yeux, fermer les yeux, …

Ne plus penser, ne plus penser, ne plus penser, ne plus penser, ne plus penser, …

Ne plus penser à ne plus penser, ne plus penser à ne plus penser, ne plus penser à ne plus penser, ne plus penser à ne plus penser, …

Ne plus être, ne plus être, ne plus être, ne plus être, ne plus être, …

 

Il n’est plus. Son esprit s’est endormi. Il lui était impossible d’être lui-même plus longtemps encore.

Je me présente, je m’appelle âme. Je suis tout le monde, mais en chacun, je suis quelqu’un d’autre. Pour lui, je suis ange aux ailes noires.

Je ne sais pas pourquoi il m’a nommé de la sorte… Il le sait, mais pour moi, cela a si peu d’importance !

Je ne me réjouis pas de m’éveiller en lui mais il vous mentirait s’il vous disait qu’il n’apprécie pas ma venue.

Symbiose étrange entre présence immatérielle et absence de l’esprit.

 

Je me promène dans le labyrinthe de sa pensée, résultante inévitable de son passé. Je me glisse dans les failles, j’escalade les parois escarpées, je m’enlise dans la boue, le vent et les tempêtes ne m’arrêtent pas, la neige et les orages ne m’effraient pas. Je trace la carte de ce monde, mais toujours en vain, à chacun de mes éveils, le paysage est différent.

Aujourd’hui, le ciel est noir, et l’orage proche. Mais il ne veut pas que je m’aventure en lui. Il a fermé les yeux, il ne pense plus à ne plus penser, il n’est plus… Même en lui… Toutes les portes se ferment.

L’enfer est un paradis de réconfort.

01:00 Écrit par AaAN | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Trop petit pour la vie Je suis peut-être un peu petit pour comprendre ce que ça veut dire, des pensées si étranges, ça arrive pas tous les jours...

Écrit par : Ashita | 10/07/2006

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