26/02/2006

4 murs.

4 murs.Aucune porte, aucune fenêtre.Le sol, le plafond et les murs qui les rejoignent, tout est de marbre. Un marbre noir. Il n’y aucune source de lumière en ce lieu et pourtant, cette cellule m’apparaît avec une clarté des plus beaux jours d’été. Mais « beau » n’est pas le mot qui convient à cette torture que j’endure chaque jour.La plupart du temps, je pense. Parfois à la vie par delà de ces murs, parfois à moi et ce que je suis, ce que je ne suis pas, parfois je me pense pensant… La pensée, l’imagination, l’esprit. Aucun ne devrait avoir de limite et pourtant, quand sur leur dos je m’envole, je finis toujours par chuter. Toujours, la chaîne qui entoure ma cheville me rappelle à cette foutue cellule.Il m’arrive aussi de quitter la raison, ou d’en rejoindre une autre que celle que l’on considère comme habituelle. Je m’élance contre ces murs et m’y cognent toujours plus fort jusqu’à ce que le sang coule et me ramène à la véritable raison. Se peut-il que ce que je prends pour un mur soit en fait le sol, ou le plafond, que je marche sur les murs… Oui, je suis peut-être fou, mais dans ce monde, comment savoir où l’on doit situer la folie ?

22:48 Écrit par AaAN | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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