28/01/2005

Retour en vrac

Voilà un moment que je n’ai plus parlé.

Oh, ce n’est pas que je n’ai pas pensé… Loin de là.

Bon, pendant deux semaines, j’avoue, j’ai pas pensé beaucoup, me suis juste fait entrer dans la cervelle quelques syllabi… Espérons que ça porte ses fruits, et si ce n’est pas le cas, et bien la vie continuera !

Ensuite, depuis une semaine, j’ai pensé énormément. Le matraquage des médias aidant, je me suis plongé dans les documentaires sur la Shoah. Mon opinion sur la chose est encore floue. Non ce n’est pas le terme qui convient, au contraire, le paysage s’est affiché dans les moindres détails, mais que penser ? C’est bien beau de condamner, demander pardon, … Mais plus loin que cela, je voudrais comprendre. Je suis rempli d’effroi devant les témoignages. D’effroi et d’admiration pour ces gens qui malgré ces horreurs ont eu le courage de croire en l’humanité, plus loin encore qui ont choisi de témoigner allant à l’encontre de leurs démons pour cette même humanité qui les a laissés crever.

Moi, j’ai pas ce courage. Je ne crois plus en l’humanité, pas plus qu’en moi ou qu’en l’avenir. Malgré cela, au fond de moi, une lueur brille toujours luttant contre les bourrasques de la réalité.

 

C’est étrange que nous soyons si nombreux à nous plaindre de nos petits malheurs face à de telles choses. Oh, ça ne m’a pas empêché de me plaindre depuis une semaine, ça non. Je ne me complais que trop bien dans ma cage aux malheurs, cage aux parois de velours.. Cependant, comment ne pas se questionner. Je n’ai pas de réponse, pas une, j’en ai des milliers, mais elles s’opposent, il n’y a pas de cohérence. Ni cohérence ni raison. L’homme est-il destiné à se détruire à tel point que parfois si on ne le fait pas pour lui, il le fera pour lui-même.

 

Plus personne, non, vraiment. Aucun n’a demeuré. Je ne me compte plus d’ami. Plus personne à qui parler, mais c’est vrai, je ne dis jamais grand chose.. Et je me demande même si je souhaitais en garder un seul. Qui de eux ou moi a tiré ? Ca ne change rien au résultat. La souffrance ? Non, pas spécialement, de l’indifférence plutôt. J’en fais le constat. Puis, je t’ai toi, Skyblog. Laisse moi rire. Je me fous tellement de ces Skyblogs, le voilà devenu mon confident. Je les hais tous autant que j’aime le mien. Oh, choisissez de ne pas revenir si vous le souhaitez car oui, je vous le dis, j’aime ce skyblog et pas vous. Pourquoi vous aimerais-je ? Pour l’amusement de petits débiles s’amusant à laisser des commentaires pour publiciser son propre Blog comme j’ai déjà pu le faire ? Pour les idiots prenant un plaisir à voter des 0. Ne pensez pas que cela m’affecte, j’en ris, et en ris encore, car oui je vous hais. Je ne vous demande pas de me comprendre, ce blog le fait, et c’est suffisant. J’avoue avoir parfois essayer de vous donner une étincelle de plaisir dans certains textes, mais cela ne semble avoir été qu’un lamentable échec. Et à nouveau, qu’importe, ils m’ont plu, et j’ai pris une douloureuse jouissance à les écrire. Treve ! Je vous hais !

 

En conclusion ; l’humanité est une merde dans laquelle je prends plaisir à avaler les déchets les plus toxiques mais où malgré tout j’aperçois au milieu de tout cela un ciel bleu tout là haut… Bien loin, mais, un jour, un homme a volé.

02:31 Écrit par AaAN | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Commentaires

... La haine est une partie de mon être aussi...
Il y a aussi c'ets gens qui viennent te lire régulièrement mais qui ne disent rien tapis dans le silence ils observent, ils attendent tes maux...
Bisoux

Écrit par : Princesse des neiges | 28/01/2005

... Un cadeau, gratuit. Peut-être parce que si tu me connaissais, tu me détesterais autant que je t'aime (rire...) : Essais de te procurer cet essai, c'est plus que bien, si un jour l'envie te prends de dépasser ton auto-complaisance. Voici:

Bertrand, Pierre. Le silence de la pensée. L'immanence une et multiple. Essai. Montréal, Humanitas. 1995.

Merrick-des-brumes

Écrit par : Merrick | 28/01/2005

... pas de pub, rien à foutre qu'on vienne me lire! toi tu le connais mon blog, joyeux, remplis de fleurs, de trucs débiles! manifestement les gens se marrent en le lisant et c'est tan mieux, moi, profondément, il ne me fait pas rire. Je mens sans cesse laissant croire à tous que je vais bien, que je suis de bonne humeur... mais il n'en est rien, je suis quelqu'un de faux et le seul à qui j'ai montré mon vrai coté sombre, c'est toi! tu me hais? tan mieux, moi aussi je me hais!

Écrit par : Céline | 28/01/2005

Silence de la pensée? J'ai cherché le livre sur les librairies du net et pas trouvé.

Écrit par : AaAN | 29/01/2005

Oui
...je t'ai bien donné la bonne référence bibliographique. Il s'agit d'un auteur québécois par contre, d'où peut-être ta difficulté à le trouver sur le Web. Je véréfie mon exemplaire ainsi que la maison d'édition et te donne plus de détails... À bientôt

Merrick

Écrit par : Merrick | 01/02/2005

lien http://www.unites.uqam.ca/sqsp/RSCPOL/.30/OLIVIERREC.html

Écrit par : Céline | 01/02/2005

... Bonjour à vous deux (?),

le lien que tu nous propose, Céline, est digne d'intérêt. C'est la vision d'Olivier Lawrence (et le résumé qu'il en fait) du livre de Pierre Bertrand que je proposais à Aaan de se procurer. Personnellement, je trouve la vision de Lawrence réductrice sur ce livre, mais c'est là mon opinion, et elle en vaut bien une autre. Mais je te dis quand même pourquoi je trouve sa vision réductrice. Pour deux raisons. La première : laissons donc aux gens, après avoir lu ce livre, se faire leur propre opinion sur ce qui peut être «viable» au plan des idées et ce qui ne peut l'être, pour eux. La deuxième raison et à mon sens la plus importante : Lawrence oublie de dire que Bertrand propose tout de même des «voies» pour contrer les effets «dramatiques» d'une telle idée d'immanence et parmis elles, la plus importante selon moi et qui peut ici rejoindre les «goûts» ou «penchants» de Aaan : l'Art. Bertrand explique en effet que l'Art (que ce soit écriture, musique, peinture, sculpture ou autres) peut devenir bien plus qu'un exutoire. L'Art, qui part de ce qui interpelle profondément l'être, devient un moteur formidable à la création qui dépasserait celle de l'oeuvre artistique comme telle pour rejoindre ce qui interpelle à la fois le singulier et l'universel, chez l'être humain.

À un autre niveau, je ne crois pas que c'est parce que l'on décide d'accorder une valeur égale tant au «bien» qu'au «mal» (en niant par exemple leur existence d'un point de vu universel et en en relativisant la valeur) que l'on créer nécessairement du «désordre» ou du «chaos». Je suis profondément athée (dans le sens de rejeter tout forme de dogmes religieux ou autres... car «joyeuse nouvelle, «dieu» est mort... et tout le monde s'en fout!») et je ne suis pas pour autant une «mauvaise» personne. Je suis profondément convaincue que la Vie avec un grand «V» n'a pas de sens, en dehors de la simple constatation qu'elle est (vie). Cette manière d'apréhender me permet justement de «vivre» le plus intensément possible chaque instant, comme s'il était le dernier que je vivais. En bout de ligne, que cet instant soit «beau» ou «laid» n'a pas d'importance. Ce qui en a, c'est que cet instant a une réalité prenant une valeur tout aussi essentielle, malgré le fait que l'instant en question se vive dans la «joie» ou la «souffrance».

Bon. J'en ai terminé avec mes lubies... (rire).

Merrick

Écrit par : Merrick | 02/02/2005

Tu sais bien que c'est faux... ... et que tu m'as moi si tu en as besoin. Mais tu ne réponds pas le peu de temps où je suis là...

Gros kichou et grosses pensées...

Écrit par : L@rsen | 17/02/2005

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