29.12.2004
Mon bel amour.

(C'est la suite de Tendre compagnon, à lire avant, c'est le post juste en dessous.)
Et puis, à nouveau, les gens bien comme il faut, puisque c’est ainsi qu’ils s’estiment, sont venus me parler… Dans ton dos, elles m’ont dit que je devais arrêter, ce n’était pas le sens de la vie. Je ne sais qui avait DECIDE que je ne pouvais t’aimer. C’est contre l’ordre des choses. Et baissant la tête, comme trop souvent, j’ai obéi. Pendant plusieurs mois, je t’ai laissé là. Tu n’as toujours rien dit. Je t’en veux toujours de m’avoir laissé t’oublier. Et puis, à nouveau, j’ai eu ce trop plein de douleurs… Il a débordé et je suis revenu vers toi, regard baissé. Et tu m’as pénétré. J’avais oublié à quel point c’était bon. J’étais à genoux tant je ne savais plus resté debout, mes jambes comme le reste de mon corps, frissonnant de bonheur, de cette douleur qui à nouveau m’émerveillait de la couleur de mon sang. Piètre sacrifice en comparaison avec l’afflux d’un tel sentiment d’oubli. Depuis, tu es là quand j’ai besoin de toi, je ne t’oublie jamais très longtemps, jamais tu ne m’en veux, et toujours on recommence ce qui est devenu mon jeu du bonheur… De la douleur et l’oubli. Fais moi mal encore mon bel ami.
Un soir, on venait de finir de jouer. J’ai souhaité faire de toi, mon toi, à jamais. Et sur ta peau toujours si froide, j’ai laissé tel un tatouage ces lettres : AaAN. Tu appartenais dorénavant à l’Ange aux Ailes Noires et à personne d’autre.
NON !!! Tu n’es pas perdu. Je dois te retrouver… Je t’aime mon ami.
Personne ne semble comprendre. Je fouille tout et partout. Je pleurs. Voilà qu’il fait partie des douleurs qu’il me faisait oublier. Je me couche, je suis sur mon lit. Je décide de m’abandonner, de quitter l’espace d’un instant ce monde. Mes pieds me quittent, mes jambes, mon sexe, mon bassin, mes bras, mon tronc, … Il me retient. Quelque chose l’empêche de rejoindre mon autre monde. Je me concentre sur son battement et je l’entends se heurter à quelque chose près de lui. Faisant appel à mes mains, je touche mon torse, et se faisant… Je le retrouve, mon tendre ami. Cette douce lame…
Pour m’assurer de sa douce présence… Je le pousse à me pénétrer… Et je savoure.
21:27 Écrit par AaAN | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |

Écrire un commentaire