13/08/2006

J.D. Salinger.

L'homme qui tombe, rien ne lui permet de sentir qu'il touche le fond. Il tombe et il ne cesse de tomber. C'est ce qui arrive aux hommes qui, à un moment ou à un autre durant leur vie, étaient à la recherche de quelque chose que leur environnement ne pouvait leur procurer. Du moins voilà ce qu'ils pensaient.

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27/03/2006

 

J'ai tant de fois crier en ce lieu qu'aimer ne serait plus un verbe que j'aurais à conjuger au présent pour ma personne.
J'aime... N'avait plus de raison d'être.
Car la suite n'existait pas. J'étais seul, personne à aimer.
Je me suis enfermé dans la prison de cette pensée; je l'avais dit et pensé... J'en avais fait une promesse.

 

Mais quand à "j'aime" j'eus enfin trouvé une suite... Un ange... Je fus aveuglé par la promesse passée. J'ai refusé de voir la vérité, et j'ai sombré. L'amour était devenu un jeu, et je m'en croyais le maître, dictant comme bon me semble règles et contre-règles... Et le moment où le jeu cesserait.

 

Promesse, je te hais, autant que j'aime cet ange.
Tu m'as éloigné de ma vérité, de mon amour. Et aujourd'hui, mes larmes ne suffisent plus, elles n'effaçent pas les morceaux de l'amour brisé que tu m'as caché.
Je suis déchiré... Mais de toi, je me vengerai!

 

(À mon Ange, de AaAN.)

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20/03/2006

Ecrire

Je n’ai souvent vu qu’une face à l’écriture : celle qui permet à celui qui tient la plume de se libérer. Se libérer d’un poids, qu’importe soit-il. Une histoire, un poème, un sentiment, un chagrin, un malaise, une chanson, une lettre, … On dépose une partie de soi sur le papier, sur l’écran, dans l’écorce, sur le sable, sur le mur, dans la chair, … Mais toujours, on reste attaché à l’écrit, comme un bateau ayant lâché son encre et restant à son port. On largue nos mots, débarque notre marchandise, mais elle ne nous quitte pas sans laisser à l’équipage la trace de son passage.

Et puis, il y a le second visage de l’écriture, la face cachée… Celle qui sait qu’elle fait bien de rester cachée. Ainsi, l’objet de prise en main de la plume une fois transcrit nous apparaît sous un angle nouveau, une autre réalité, non loin de celle qu’on imaginait, mais différente quand même. Parfois plus rassurante, plus douce, plus secondaire, mais parfois plus sournoise, plus maline, plus douloureuse.

Quel étrange sentiment alors de se voir confronter à un soi-même que l’on imaginait différemment. Introspection douloureuse qu’est l’écriture.

 

Parfois j’aimerais me saisir d’un marteau et un burin, je voudrais graver dans la roche mes sentiments, mes ressentiments, … J’aimerais déchirer l’écorce de mots pour partager la douleur avec la nature. Je désirerais que mille plumes m’écoutent et écrivent mille choses différentes sur ce que je ressens car qu’importent les sentiments, jamais ils ne sont ressentis de la même façon.

Seulement… Le visage voilé de l’écriture me retient, il cloue mes mains à mon corps, et seul avec mon esprit, je tente en vain de noyer les mots et leurs sens. Doucement, je sombre. Un être que je ne me connaissais pas.

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18/03/2006

Requiem pour un sommeil.

Fermer les yeux, fermer les yeux, fermer les yeux, fermer les yeux, fermer les yeux, …

Ne plus penser, ne plus penser, ne plus penser, ne plus penser, ne plus penser, …

Ne plus penser à ne plus penser, ne plus penser à ne plus penser, ne plus penser à ne plus penser, ne plus penser à ne plus penser, …

Ne plus être, ne plus être, ne plus être, ne plus être, ne plus être, …

 

Il n’est plus. Son esprit s’est endormi. Il lui était impossible d’être lui-même plus longtemps encore.

Je me présente, je m’appelle âme. Je suis tout le monde, mais en chacun, je suis quelqu’un d’autre. Pour lui, je suis ange aux ailes noires.

Je ne sais pas pourquoi il m’a nommé de la sorte… Il le sait, mais pour moi, cela a si peu d’importance !

Je ne me réjouis pas de m’éveiller en lui mais il vous mentirait s’il vous disait qu’il n’apprécie pas ma venue.

Symbiose étrange entre présence immatérielle et absence de l’esprit.

 

Je me promène dans le labyrinthe de sa pensée, résultante inévitable de son passé. Je me glisse dans les failles, j’escalade les parois escarpées, je m’enlise dans la boue, le vent et les tempêtes ne m’arrêtent pas, la neige et les orages ne m’effraient pas. Je trace la carte de ce monde, mais toujours en vain, à chacun de mes éveils, le paysage est différent.

Aujourd’hui, le ciel est noir, et l’orage proche. Mais il ne veut pas que je m’aventure en lui. Il a fermé les yeux, il ne pense plus à ne plus penser, il n’est plus… Même en lui… Toutes les portes se ferment.

L’enfer est un paradis de réconfort.

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03/03/2006

Théorie de l'amour, amour de soi.

Qui d'autre que nous aime-t-on lorsque l'on aime quelqu'un? Personne.Qui des amoureux sont les plus égoïstes? Ceux qui nous apparaissent les plus romantiques, les plus attentionnés, ... Les plus amoureux.Les pratiques de l'un en amour ne sont que les reflets de ses propres attentes, espoir silencieux d'un mimétisme de l'être "aimé".Donner... Oui, mais jamais sans l'espoir de recevoir de même ou plus.Oui, j'aime caresser, effleurer, son corps d'un doigt, d'une main, faussement maladroits... Mais plus que cela, j'aime sentir son doigt, sa main, caresser, effleurer mon corps.Oui j'aime déposer mes lèvres dans son cou... Mais plus que cela, j'aime sentir ses lèvres dans mon cou.Oui j'aime parcourir son corps de ma langue... Mais plus que cela, j'aime sentir mon corps parcouru par sa langue.

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26/02/2006

4 murs.

4 murs.Aucune porte, aucune fenêtre.Le sol, le plafond et les murs qui les rejoignent, tout est de marbre. Un marbre noir. Il n’y aucune source de lumière en ce lieu et pourtant, cette cellule m’apparaît avec une clarté des plus beaux jours d’été. Mais « beau » n’est pas le mot qui convient à cette torture que j’endure chaque jour.La plupart du temps, je pense. Parfois à la vie par delà de ces murs, parfois à moi et ce que je suis, ce que je ne suis pas, parfois je me pense pensant… La pensée, l’imagination, l’esprit. Aucun ne devrait avoir de limite et pourtant, quand sur leur dos je m’envole, je finis toujours par chuter. Toujours, la chaîne qui entoure ma cheville me rappelle à cette foutue cellule.Il m’arrive aussi de quitter la raison, ou d’en rejoindre une autre que celle que l’on considère comme habituelle. Je m’élance contre ces murs et m’y cognent toujours plus fort jusqu’à ce que le sang coule et me ramène à la véritable raison. Se peut-il que ce que je prends pour un mur soit en fait le sol, ou le plafond, que je marche sur les murs… Oui, je suis peut-être fou, mais dans ce monde, comment savoir où l’on doit situer la folie ?

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07/12/2005

L'homme, toi mon assassin.

Toujours ce même monde, toujours ce monde pourri, toujours cette pourriture de vie, toujours la vie.

 

J’ai envie de vomir ma haine sur la gueule dégueu de ceux qui font le quotidien, de ceux qui nous font nous lever le matin, de ceux qui nous font courber l’échine pour continuer d’espérer qu’un jour nous occuperons leur place.. C’est vous, c’est eux, c’est moi, c’est nous, chacun de nous.

L’homme a fait de la vie un fardeau que nul ne devrait avoir à porter.

L’homme a voilé la beauté de la vie à ses propres yeux.

L’homme a enterré la joie de la nature entre ses murs de béton et de métal.

L’homme a fusillé, guillotiné, électrocuté, gazé, empoisonné, brûlé, … l’homme.

 

Condamné ?
Nous le sommes tous !

Mais nos seuls juges et bourreaux, c’est nous.


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06/12/2005

VIDE

Me revoila vide, rempli de vide, et vite de tout.
Pensée morte
Plaisirs et joies décédées
Tristesse latente
Amour absent
Désirs évanouis
Mon âme m'a quitté, me laissant errer à travers la réalité.
Perdu
Que dire de plus alors que tout me semble si vide, alors que tout mon être se trouve être vide.

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23/11/2005

MEMOIRE

A quoi sert la mémoire? ... Ou plutot, à quoi servent les souvenirs?
Pourquoi l'homme doit-il vivre avec ses souvenirs, fardeau inutile et encombrant..
Imaginez que chaque jour soit un jour d'émerveillement, que chaque jour, on regarde le monde avec les yeux d'un enfant...
Mais surtout, imaginez que vous ne seriez plus la victime de ces souvenirs malheureux qui hantent chacun de nous.
Nous serions enfin libres! Plus de chaînes du passé, juste la liberté de chaque jour nouveau..
Bien sur, on peut choisir de tirer un trait sur le passé mais il est trop tard la mémoire vous a déjà fait courber l'échine.
"La mémoire est la camisole de force de l'homme libre."


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09/11/2005

Grains de sable

Grain après grain, le temps s’écoule. Inlassablement, il réduit ma vie, nos vies. Le temps passe et l’on n’y peut rien. Mais, je ne me plains pas. Que du contraire, si seulement ce temps qu’est le mien pouvait s’être enfin écoulé… Qu’importe, en attendant, c’est seul que je marche sur cette plage. Je ne me retourne pas, jamais. Je continue tête baissée à avancer. Toujours s’égraine le temps faisant cette plage sur laquelle je marche… On croit avoir laissé les grains de notre passé dernière nous et un jour, l’un de ces grains repasse sur notre route. On sourit et passe notre chemin mais bizarrement, les jours suivants, d’autres grains du passé reviennent. Y a-t-il donc une chose à côté de laquelle je ne pouvais passer pour qu’elle me revienne aujourd’hui avec tant d’acharnement ?

Qu’importe, je continuerai à marcher sur ces grains, comme dans le passé, et continuerai à porter mon fardeau sur le chemin, espérant en vain qu’enfin je découvre une fin à cette plage.



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01/11/2005

3

3 filles, 3 visages, 3 corps, 3 personnalités, 3 styles, 3 cultures, 3 intelligences,
3...
Les probabilités que ces 3 personnes diffèrent l'une de l'autre sont infines. Quelle chance avaient-elles de n'avoir ne serait-ce qu'un point commun?
 
Pourtant... Elles se ressemblent tant. Leurs traits, leurs formes, leurs esprits, mais surtout leur désir. Ce désir qu'elles éprouvent, avoué, semi-avoué et inavoué...
 
Ce même désir qui les anime et qui jamais ne sera réellement assouvi. Aucune ne sait et toutes s'ignorent. Un mot l'une à l'autre, elles comprendraient le secret d'un mal qui me ronge.

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25/10/2005

J'ai rêve d'un rêve.

Dis, tu t’en souviens ?

Tu n’as quand même pas déjà oublié !

Si… Tu as oublié…

Ce rêve que j’ai fait de toi tant de fois et que je ferai encore malgré toi.

La lune est pleine et tu es seul sous sa lueur parasitée de nuages voyageurs.

Je n’ai pas osé approché, tu étais debout et éveillé mais déjà tu partais dans ton rêve.

Je m’en souviens !

Je ne l’ai pas encore oublié…

Non, je n’ai pas oublié.

Ce rêve que tu m’as raconté tant de fois et que tu feras encore malgré moi.

La lune est pleine et je suis seul sous sa lueur parasitée de nuages voyageurs.

Tu n’as pas osé approché, j’étais debout et éveillé mais déjà je partais dans mon rêve…


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17/10/2005

Question sans importance.

Je suis le quantième?
Voila une question sans importance!
Le quantième, hein? Combien d'humains sont nés avant que je naisse!
Suis-je le 8465456478974 ou le 8465456474561...
Voila qui pourrait changer une vie n'est ce pas?!
 
Mais une autre question se pose... Faut-il comptabiliser les morts ou les naissances?
Actuellement, ca ferait quand même un écart assez important... Quelques petits milliard sur notre grande nation qu'est l'humanité.
Et le classement après tout cela? C'est quoi les règles. Un nouveau podium toutes les décennies, tous les siècles... Ou un classement depuis la naissance du premier humain!
 
Vous vous enfoutez? Je vous comprends... Quelle importance alors que s'écoulent pour vous de paisibles jours dans le meilleur des mondes... Le meilleur des mondes jusqu'à demain... Ou jusqu'à votre prochain malheur?
 
Bon, c'est pas tout.... Mais je dois aller ... m'insomnier ailleurs!
Doux baisers à vous!

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16/10/2005

Comptes abandonnés.

Bip, bip, bip...
Au troisième bip, cela fera 1 an deux mois 10 jours 8 heures et 17 minutes que vous êtes seul.
Bip, bip, *^¨^`~´^¨^*
 
Evidemment non... Je ne compte pas les minutes, les heures et les jours...
Et pourtant, elles s'écoulent inlassablement. Aussi inlassablement que je m'obstine à refuser l'amour. Je subis la chair et ses désirs l'obligeant encore à suivre quelques règles de bonne conduite, si tant est que l'on peut considérer que ceci est une bonne conduite, ... Quelques sentiments pour quelques plaisirs aux saveurs si délicieuses qu'amères. Même ce que je donne n'est que pur égoïsme. Il n'y a pas d'altruisme en moi... Si ce n'est celui que je ne voudrais pas avoir à porter.
 
Long soupir, fais ton chemin,
Laisse toi porter vers demain...
 
Coule encore sur mon corps,
Et paisiblement je m'endors.

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Songe

C'est étrange, n'est ce pas?
Voila quelques mois que je n'ai plus repris la plume électronique qu'est ce clavier pour m'adresser à ce Blog, cette chose pour laquelle j'ai si peu d'égard... C'est étrange d'avoir si peu d'égard d'une chose alors que je considère quasiment celle-ci comme une personne. Celle qui me comprend,... sans que je n'aie besoin d'une réponse.
 
Que lui dire aujourd'hui, ce soir, cette nuit.
Inutile de justifier mon silence.
Mais pourquoi donc revenir vers lui ce blog, vers elle cette amie?
Je n'en ai pas la moindre idée.
Des milliers d'une choses ou peut-être une seule?
Ce texte que je viens de lire, ... Des intentions si nobles et pourtant un récit si pauvre? Oh, ce n'est ni de la méchanceté ni de l'orgueil! Ce n'est que l'amour des mots. Ces mots qui renferment tant de choses! Comment quelques lettres peuvent exprimer tant de choses!?
Amour, jouissance, ... Haine, colère!
Quelques lettres peuvent renfermer l'âme de milliers d'hommes... Des milliers de millions d'hommes.
Et nous, pauvres humains... Nous explosons au moindre sentiment contenu dans ces mots... Ces quelques lettres.
Alors, ce soir, j'ai décidé de me limiter à une lettre...

a

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05/06/2005

Retour des larmes et à la réalité...

Comme chaque nuit, le sommeil m'évite alors que je le cherche. Je n'en peux plus de mes si courtes nuits, mais qu'importe. Ce soir il se passe autre chose, je m'allonge sur le lit, et après le show d'Ardisson et le film X écoeurant de BeTv...
J'écoute K's Choice, et je me souviens. Il y a 7 ans, je traduisais cette chanson au cours d'anglais.

I don't know who you are
But you seem very nice
So will you talk to me
Shall I tell you a story
Shall I tell you a dream
They think I'm crazy
But they don't know that I like it here
It's nice in here, I get everything for free
 
Have you been here before
Shall I show you around
It's very pretty
Have you come here to stay
Well, you sure picked a day
My name is Billy
It's my birthday, you're invited to my party down the hall
 
Where I go, what I'll become or who I am or what I'll be
I'll never know, but I am sure that I'll get everything for free
 
I'm not troubled or sad
I'm just ready for bed
It's been a long day
Before they switch off the lights
It truly was a delight
They think I'm crazy
But they don't know that I like it here
It's nice in here
 
Where I go, what I'll become or who I am or what I'll be
I'll never know, but I am sure that I'll get everything for free
 
Where I go, what I'll become or who I am or what I'll be
I'll never know, but I am sure that I'll get everything for free
Everything for free
 
I don't know who you are
But you seem very nice
So will you talk to me
Have you been here before
Well, you sure picked a day
They think I'm crazy
 
Et aujourd'hui, je pleurs.
Une phrase surgit en moi:
Quel sens donner à la vie quand la vie ne nous donne aucun sens.
 
Je ne sais pas qui tu es,
Mais tu m'as l'air bien,
J'ai envie de te parler,
Je te raconterai une histoire,
Je te raconterai un rêve,
Ils pensent que je suis fou,
Mais ils ne savent qu'il est agréable d'être ici,
C'est bien ici, j'ai tout gratuitement...
 
 
Je me suis sauvé des autres, personne ne me sauve de moi-même et à nouveau, je sombre.
 
S.::.O.::.S

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21/05/2005

Citation d'un jour 100.

J'ai l'âme en fuite, le corps vide de l'esprit. De la vie dépourvue de vie, pleine d'absence. J'erre dans les rues, dans les bâtiments publics, chez moi .... Mon corps se déplace comme le vide erre dans mes entrailles. Le sang continue à courir dans mon corps, signe de vie illusoire dans mon être déjà si mort.

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30/04/2005

Colline du bonheur.

Sa vue, son envie, son plaisir, sa jouissance, ... J'avais tout oublier, elle ne m'avait laissé que les cicatrices de son oeuvre, des plaies que je croyais à jamais fermées. Et puis, alors que l'on monte tranquillement la colline du bonheur, ELLE vous attrape la jambe, ELLE vous tient, ELLE ne vous lache plus, reserrant plus fort encore son emprise. Alors on se rend compte que l'on est arrivé au sommet de la colline et que déjà on amorce la descente. Et comme une sphère, on prend de la vitesse, toujours plus vite... Mais ELLE est toujours là, s'agrippe toujours plus fort. Alors les plaies se rouvrent et de nouvelles apparaissent...
Puis-je espérer que je suis arrivé au fond de la vallée? Que demain une nouvelle colline s'offrira à moi? Une colline sans sommet, toujours plus haute vers le paradis....
 

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28/03/2005

Songe au pays des rêves.

Sans cesse, cette image assaillait mon esprit. Pire, elle ne venait plus seule. Mes tendres jumeaux déployaient derrière eux d’immenses ailes noires aux reflets soyeux. Ils continuaient à me sourire, me plongeant dans un plaisir à peine contrôlable.

         Assourdissant rugissement du tonnerre, arraché à ma douce rêverie, mon esprit regagna ma carcasse perdue au beau milieu de cette clairière. Les loups m’entouraient toujours et semblaient eux aussi revenir d’un agréable songe. La pluie se mit alors à tomber, irrégulières averses, elle fit naître une discrète et désordonnée mélodie.. Me rapprochant de la source, je mis la main sur un métal froid. Une lame était là, égarée dans les fougères qui l’avait emprisonnée. De la taille de mon avant-bras, elle affichait des gravures étranges que je ne pouvais que caresser de la main dans l’obscurité. A la lueur d’un premier éclair, je distinguai deux visages. A la seconde lueur, je découvris l’entièreté du dessin : c’étaient eux, mes deux tendres jumeaux, leurs habituels sourires étaient éteints et laissaient place à un faciès effrayant, semblant désirer mon malheur, ma souffrance. Mon couteau n’avait plus d’importance, cette lame devait prendre la place que je lui réservais. Je savais être venu ici pour ça, cependant, j’éprouvais une réticence à prendre le métal froid. Et on pensera que je suis lâche, mais on se trompera. Lame en main, les loups vinrent vers moi, la gueule dans les pattes, ils étaient là pour m’aider mais ne savaient comment, je devais leur montrer le chemin. Je m’agenouillai près du plus faible des leurs et lui plantai la lame dans la poitrine. Les loups hurlèrent tandis que mes larmes s’évanouissaient sur mes joues. Ils avaient compris et s’exécutèrent. Crocs et griffes m’assaillirent sans que je résiste. Proche de l’agonie, je mis fin à ma jouissance, le sang de la bête tuée se mélangea au mien tandis que la lame s’approchait de mon cœur.




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20/03/2005

Mortel ennui...


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19/02/2005

Fin du début.

(Suite du texte précédent)

On pense que tout débute, et à l’origine, on se rend compte que c’est déjà la fin.

Un regard en arrière, le village avait déjà disparu. La pensée de ces jumeaux ne me quittaient pas, je ne le souhaitais d’ailleurs pas. L’amour qui nous unissait tous les trois étaient aux yeux de tous un pêché. Condamné, j’étais le seul des trois. Ils étaient enfants et moi déjà censé être si adulte. Tous se trompaient, j’en étais sur, mes sentiments étaient ceux d’un enfant, une certitude acquise même si durant mon enfance je n’avais jamais connu ce sentiment. J’aimais trop la solitude pour accorder un seul instant de l’amour à quelqu’un.

Ô certes, mes enfantins sentiments se sont exprimés en gestes adultes, mais est-ce là un mal ?

Je ne sais pas si ce sont les branches qui me cachaient la lune ou si c’étaient les nuages, mais je devais continuer à la lueur de la vibrante flamme de la torche. Je ne m’étais pas rendu compte du rythme qu’avait pris ma démarche, j’avançais d’un corps dansant. Un air changeant, une fois emprunt d’une joyeuse allégresse, une fois d’une funeste frénésie et encore parfois d’un mélange étrange des deux. Mes pieds sautillaient délicatement sur le sol humide prenant soin de n’écraser aucune branche. Je me sentais partir, je quittais ce monde. Craquement, horrible mot qui fit retentir son hurlement lorsque mon pied s’écrasa sur une branche de chêne. J’avais déchiré la calme nuit et le sommeil des loups. Hurlements, frémissant tout le long de la colonne, mes membres se raidirent. La pluie vint me tenir compagnie, s’abattant sur les feuilles et branches, elle relança en mon esprit cette mélodie qui s’était enfuie. Petit saut, pointe, bond vers la droite, je volais dans cette forêt, les yeux fermés, une image en tête. Elle et lui étaient nus, allongés au pied d’un arbre de cette même forêt. Ils regardaient la cime de l’arbre, un sourire aux lèvres. Moi, à leurs pieds, j’avais posé mes haillons, ma peau, mes mains, s’en allaient explorant leur chair, main droite à la naissance de ses seins encore si fermes et petits mais déjà pointant le ciel, main gauche sur son ventre imberbe d’où naissait une raideur innocente. Leurs rires m’excitaient et les yeux fermés, je savourais.

Je n’étais plus seul à danser sur ce rythme qui sans cesse reprenait toujours plus entraînant. Je ne devais plus être le seul à l’entendre. Les loups qui m’avaient rejoints, les yeux fermés, avançaient sautillant sur les mêmes accords que moi, somptueux ballet d’un autre monde. La pluie nous rafraîchissait, nous emmenant encore plus loin laissant derrière des empruntes insensées. Fermant les yeux, je vis disparaître les loups.

Et réapparaître leurs corps nus. Cette fraîcheur de l’enfance m’apaisait tandis que le soleil qui nous éclairait, brillant haut dans le ciel, me rendait humide. Eux ne semblaient pas si enclins à succomber à cette chaleur. Ils ne regardaient plus le ciel, ils se regardaient, amusés, me jetant parfois un regard qui ne demandait qu’à en recevoir plus. Et j’en donnai plus. Ma langue caressait leur peau au parfum de cannelle. Eux s’embrassaient maintenant. Ils s’embrassaient les yeux ouverts, une étincelle de joie brillant dans ceux-ci. Je n’en pouvais plus de cette situation, jouissant ma langue caressa les endroits les plus intimes de leurs corps, je découvris alors chez elle comme chez lui une partie de leur corps qui n’était plus sèche, débordante d’humidité, elle trahissait leur innocence. Trahi par ce qui les opposait, ils inversèrent les rôles, étalé sur le sol, je ne pouvais plus bouger, envahi par leurs corps. Leur langues ne laissèrent pas un bout de chair jaloux d’un autre, ils me firent entrer au plus profond d’eux-mêmes, et il fit de même tandis qu’elle me mangeait sans se rassasier. Un frisson plus fort que les autres nous emporta en même temps et laissa échapper le fruit de nos jouissances.

Tourbillonnant dans une clairière où la lune avait fait sa réapparition, entouré de mes compagnons à crocs, je pris mon couteau. Tourbillonné, tourbillonnant, Ô folie tu m’emportes dans un tourbillon de tourments. Ivresse.

Je les aime ces doux amants, ces déments enfants.



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13/02/2005

Début de la fin.

J’avais quitté le village après la dernière ronde de la garde. J’avais emporté un couteau, une torche et quelques allumettes. Il ne devait y avoir personne à cette heure-ci dans le village. Je regardai le ciel, un croissant de lune, inclinant la tête, je crus qu’il me fit un sourire et je lui rendis celui-ci avant de me rendre compte de mon idiotie. Je passai de l’ombre d’une maison à celle d’une autre. Une seule demeure laissait paraître son éveil, derrière la fenêtre les vacillements d’une chandelle dansaient sur les murs. C’était la maison de ceux que j’aimais. Ils étaient jumeaux, mais ne se ressemblaient guère, l’un mâle, l’autre femelle. Je les aimais comme on aime étant enfant. L’amour innocent mais profond, parfois coquin, parfois timide. Je devais continuer, j’ai repris le chemin du bois. Dernière ombre avant de prendre le sentier menant à la forêt. Nous avions l’interdiction de nous y promener, et en particulier de nuit. L’automne arrivant à son terme, une meute de loups cherchaient à nourrir ses petits avant leur long sommeil. Moi, ces histoires ne m’effrayaient pas. J’avais rencontré un loups étant petit, et j’ai lu dans ses yeux la même innocence que dans les yeux de ces jumeaux que j’aimais tant. Je vous parle au passé mais je vous avoue que, et ce malgré cette histoire, je les aime toujours.

J’étais maintenant face au bois. Un dernier regard en arrière, j’aperçus à la fenêtre toujours éclairée, deux silhouettes pourraient-elles me pardonner. Je posai mes doigts sur ma bouche, y déposai un baiser, et leurs tendis la main. Un vain espoir que sur leurs lèvres, le vent le portera. Je levai à nouveau ma tête vers le ciel, je ne sais si la lune s’était cachée derrière eux ou si c’étaient eux qui désiraient lui gâcher la vue, mais des nuages avaient assombri le ciel. Je sortis ma torche et mon paquet d’allumette. Je tentai d’en allumer une. Un hurlement de loup déchira le silence de la nuit et mon allumette. La deuxième brûla et donna naissance au feu de la torche. Je me précipitai dans les bois avant qu’on ne me distingue depuis le village.

Les ténèbres dominaient le lieu.

On pense que tout est fini, et finalement, on se rend compte que ce n’est que le début.

 



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28/01/2005

Retour en vrac

Voilà un moment que je n’ai plus parlé.

Oh, ce n’est pas que je n’ai pas pensé… Loin de là.

Bon, pendant deux semaines, j’avoue, j’ai pas pensé beaucoup, me suis juste fait entrer dans la cervelle quelques syllabi… Espérons que ça porte ses fruits, et si ce n’est pas le cas, et bien la vie continuera !

Ensuite, depuis une semaine, j’ai pensé énormément. Le matraquage des médias aidant, je me suis plongé dans les documentaires sur la Shoah. Mon opinion sur la chose est encore floue. Non ce n’est pas le terme qui convient, au contraire, le paysage s’est affiché dans les moindres détails, mais que penser ? C’est bien beau de condamner, demander pardon, … Mais plus loin que cela, je voudrais comprendre. Je suis rempli d’effroi devant les témoignages. D’effroi et d’admiration pour ces gens qui malgré ces horreurs ont eu le courage de croire en l’humanité, plus loin encore qui ont choisi de témoigner allant à l’encontre de leurs démons pour cette même humanité qui les a laissés crever.

Moi, j’ai pas ce courage. Je ne crois plus en l’humanité, pas plus qu’en moi ou qu’en l’avenir. Malgré cela, au fond de moi, une lueur brille toujours luttant contre les bourrasques de la réalité.

 

C’est étrange que nous soyons si nombreux à nous plaindre de nos petits malheurs face à de telles choses. Oh, ça ne m’a pas empêché de me plaindre depuis une semaine, ça non. Je ne me complais que trop bien dans ma cage aux malheurs, cage aux parois de velours.. Cependant, comment ne pas se questionner. Je n’ai pas de réponse, pas une, j’en ai des milliers, mais elles s’opposent, il n’y a pas de cohérence. Ni cohérence ni raison. L’homme est-il destiné à se détruire à tel point que parfois si on ne le fait pas pour lui, il le fera pour lui-même.

 

Plus personne, non, vraiment. Aucun n’a demeuré. Je ne me compte plus d’ami. Plus personne à qui parler, mais c’est vrai, je ne dis jamais grand chose.. Et je me demande même si je souhaitais en garder un seul. Qui de eux ou moi a tiré ? Ca ne change rien au résultat. La souffrance ? Non, pas spécialement, de l’indifférence plutôt. J’en fais le constat. Puis, je t’ai toi, Skyblog. Laisse moi rire. Je me fous tellement de ces Skyblogs, le voilà devenu mon confident. Je les hais tous autant que j’aime le mien. Oh, choisissez de ne pas revenir si vous le souhaitez car oui, je vous le dis, j’aime ce skyblog et pas vous. Pourquoi vous aimerais-je ? Pour l’amusement de petits débiles s’amusant à laisser des commentaires pour publiciser son propre Blog comme j’ai déjà pu le faire ? Pour les idiots prenant un plaisir à voter des 0. Ne pensez pas que cela m’affecte, j’en ris, et en ris encore, car oui je vous hais. Je ne vous demande pas de me comprendre, ce blog le fait, et c’est suffisant. J’avoue avoir parfois essayer de vous donner une étincelle de plaisir dans certains textes, mais cela ne semble avoir été qu’un lamentable échec. Et à nouveau, qu’importe, ils m’ont plu, et j’ai pris une douloureuse jouissance à les écrire. Treve ! Je vous hais !

 

En conclusion ; l’humanité est une merde dans laquelle je prends plaisir à avaler les déchets les plus toxiques mais où malgré tout j’aperçois au milieu de tout cela un ciel bleu tout là haut… Bien loin, mais, un jour, un homme a volé.

02:31 Écrit par AaAN | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

20/01/2005

Cameron Duncan

On tient la liberté pour acquise et on n’apprécie pas les petites choses que nous avons. Mon numéro est DFK6498. C’est un numéro qui est imprimé sur tous mes dossiers depuis le début de ma vie sur cette terre. Sentence ? L’emprisonnement. Je n’ai tué personne, je n’ai commis aucun crime. Je n’ai jamais consommé d’alcool ou de cigarettes, ni même considéré prendre une drogue. J’ai toujours été dans la bonne voie. Mais pourtant je suis ici dans l’enfer de ma prison personnelle. Tout ça à cause de ça. Cette chose. Ce démon dont je dois m’occuper, et nourrir. C’est la raison de ma présence ici. Une si petite chose peut-être incroyablement destructrice. Les repas sont horribles ici. Tout le monde en parle. C’est stupéfiant ce qu’un humain peut se réduire à faire pour survivre. C’est toujours pareil ici. Toujours. J’ai tendance à m’apitoyer sur mon sort, mais je pense aux autres qui sont ici avec moi. Ces autres. Ce sont tous des jeunes. Ils n’ont commis aucun crime eux non plus. Tout le monde est innocent ici. Je continue mon petit train-train quotidien. Le garde en chef est si ponctuel. Il arrive chaque matin et me ligote dans ma chambre. J’endure cette punition, elle fait partie de ma peine. C’est comme de la kryptonite pour Superman. Je déteste ça. Je m’accroche à une seule chose : tout ça, c’est pour mon bien. Je suppose que c’est ma faute si je suis ici. J’ai joué avec le destin pendant des années. Maintenant, c’est peut-être à son tour. Le destin a bien fait son travail. J’étais si libre. Le monde était ma cour de jeu, le sol, mon arène. Le destin m’a poussé jusqu’au rebord du toit d’un édifice où vacille ma vie. Mais je ne sauterai jamais. Je vis pour mes parents, pour les gens que j’aime. Lorsque je mourrai, ce ne sera pas moi qui aurai de la peine, mais les gens que je laisse derrière. C’est sans doute la seule foutue prison qui laisse les portes ouvertes. C’est une torture que chaque prisonnier doit affronter. Mais je n’ose pas m’enfuir. Même pour la liberté. Le pire en cet endroit, c’est le temps qui avance si lentement. Etre en cage ne signifie pas que le temps cesse ; les horloges dictent nos vies. C’est la même chose pour moi, mais la mienne avance plus lentement. Les secondes ressemblent à des minutes, les minutes aux heures, les heures semblent durer des jours, les jours des mois. C’est comme courir vainement après un arc-en-ciel. On ne fait que courir après. La meilleure façon de tuer le temps est de dormir. Parce que lorsque je dors, je rêve. Et lorsque je rêve, je m’envole de la prison. Je rêve de me réveiller dans un champ de lys et d’éprouver cette sensation qui n’advient que dans la solitude. Je rêve de petites choses qui sont si belles et que même l’homme le plus malheureux peut apprécier. Je rêve que j’écoute le murmure de ma respiration, que je porte plus d’attention à cette fonction que d’habitude. Je rêve de voir des choses si magnifiques que c’en est douloureux. On tient tellement la liberté pour acquise et on n’apprécie pas les petites choses qu’on a. L’envers des bienfaits du rêve, c’est de devoir se réveiller. Parce que lorsque je me réveille, je suis toujours ici.

 

Le 15 février 2002, on a diagnostiqué chez Cameron Duncan un ostéosarcome du fémur gauche. A 16 ans, il suit des traitements de chimiothérapie à l’Hopital Starship.

Aujourd’hui Cameron Duncan est mort. Réalisateur du court-métrage du même titre que ce texte qu’il à lui-même écrit, Duncan a prouvé que sa force et son courage était sans faille, pour l’amour des autres, il a lutté.

 

http://cameronduncan.com/

11:30 Écrit par AaAN | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

04/01/2005

Chemin de croix du déchu.

Si je peux vous donner deux conseil, lisez ce texte à voix haute, ou mieux, murmurez le, et écoutez "Pénombre" dans la radioblog.

Le corps transpirant le courage, je suis armé de haine, vêtu de fer noir, j’avance dans le hall où aucun ne peut m’arrêter car de sang froid je tue. Des voix m’entourent. Des voix de femmes, pourtant si puissantes. Le sol est de marbre noir, comme les murs, seules les colonnes contrastent avec les ténèbres du lieu, des colonnes d’onyx blanc, sculptées de scènes de bataille, de sacrifices humains, de scènes érotiques, toutes ces choses reproduites dans les moindres détails. Toutes ces choses qui ont été, et ne seront plus si ce n’est dans l’esprit d’un pauvre fou. Je pourrais passer des heures à admirer ce travail d’artisan et pourtant, je sais que je dois continuer, au fond de ce hall m’attend ma destinée.

Les horreurs triompheront, le mal règnera et j’ai choisi de le servir. Je ne suis pas un ami loyal, qui l’a été pour moi. Il n’y aura pas de retour à la maison cette fois. Mais je n’ai plus peur. Nous sommes perdus, nous l’avons toujours été, mais cette fois, nous le savons.

Plus je marche et plus ces voix envahissent l’espace que je pénètre. Je ne plierai pas cette fois car le mal est un soutien bien plus solide que le bien. La douleur s’empare du moindre espace de vie en moi, elle croît à chaque pas et j’aime ça. D’autres que moi ont fait ce choix, j’en suis sûr et pourtant, c’est seul que je dépasse une à une ces colonnes. Je n’ai pas le courage pour lever la tête et admirer les sommets de celles-ci. Qu’ils doivent être beaux, là-haut.

Et mes larmes se mettent à couler, des larmes de joie et de haine, de sérénité et de douleur. Elles s’écrasent au sol et disparaissent aussitôt, il n’y pas d’annales sur le chemin de la déchéance, aucun nom ne demeurera. J’ai traversé le hall, je suis face à lui.

Mon périple est fini, je peux m’effondrer, mon corps gît sur le sol. J’ai accompli sa parole, subit ses douleurs pour lui apporter sur un plateau son bonheur. Il ne me regarde pas. Ce n’est pas qu’il me nie, c’est qu’il ne me voit pas. Seule la haine déversée pour lui demeure dans son esprit. Je suis son serviteur, je ne peux pas regretter et pourtant, je regarde derrière moi. Ils sont des milliers, comment ai-je pu ne pas les voir ? Étais-je à ce point aveuglé, quel voile pouvait donc me priver de même les sentir à mes côtés. J’ai le cœur en peine, mais ça n’efface pas mon passé. Je cours vers eux, je crie mais ils ne m’entendent pas et maintenant, je vois ces chaînes qui les empêche de lever la tête, de voir autre chose que ce que le mal a décidé de leur montrer. Je comprends maintenant, je lève la tête et regarde les colonnes. Des scènes de fraternité, de prière bienveillante et d’amour sincère. Puis-je pour autant me pardonner mon passé ? Je retourne, je cours vers lui, la même haine qui l’a servi par mes mains l’anéantira. Je me rapproche et… Je plie face à lui. Genoux au sol, j’agonise ! Je comprends. Le bien n’a pas d’issue, et le mal n’a qu’une issue malheureuse. Le destin de l’homme est lié à vivre dans la pénombre ou dans les ténèbres. Il n’y a pas d’Eden. Sur le sol froid malgré les flammes qui m’entourent, je cesse de penser, mon cœur ralentit et ma respiration s’évanouit.

Je suis mort. J’ai trouvé le paradis… Il était sur terre ! Ne mourrez pas, le paradis est un enfer !



00:21 Écrit par AaAN | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/01/2005

Mes plus mauvais voeux pour 2005.

Que 2005 commence en beauté!
(Commençons avec un espoir: que ces crétins qui s'amusent à balancer leurs feux d'avertitices (jamais su le dire... AR-TI-FI-CES, voila) crament en s'amusant avec ces jouets de gamin de 10 ans)
Ensuite, je tenais à vous souhaiter mes plus mauvais voeux pour cette année nouvelle...
 
Moi méchant? NAN! Je vous hais, et si je vous souhaitais de bons voeux, ca ne vous apporterais que du malheur, alors MAUVAIS VOEUX, tendres morceaux de viande que vou êtes.
 
Je vous embrasse quand même... Ou vous le souhaitez!!! (sauf les pieds, j'ai horreur des pieds)

00:43 Écrit par AaAN | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

30/12/2004

Je me tourne... D'un coté, puis de l'autre.Je passe d'une c

Je me tourne... D'un coté, puis de l'autre.
Je passe d'une chaîne à l'autre, la télé abrutit les gens...
Oh putain de sommeil! T'es ou?
Que se passe-t-il dans un cerveau pour qu'en l'espace d'une seconde, on passe de l'envie de vivre à celle de mourir?
Une voix au bout du fil... Je suis méchant, je veux pas faiblir. Je raccroche... Et je sombre. Plus envie de vivre, plus envie de dormir.
Je m'en rends pas compte tout de suite... La soirée passe, tranquillement, sans grande tristesse...
Et voila l'instant ou le vide se fait. C'est le moment précis que le mal choisit pour t'assaillir. Le moment qui fait mal.
Elle ne reviendra pas. Tant pis.
Je retourne au lit...
Un coté, puis l'autre, une chaine puis l'autre... et toujours cette même envie. Vous quitter.

01:47 Écrit par AaAN | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

29/12/2004

Quand mourir est un désir.

J’en ai marre de croire au rêve, de croire que je peux y vivre… Je voudrais m’y évader. Mais votre putain de monde me retient. Il veut pas me lâcher…

Je n’en peux plus de vivre sur la frontière de ces deux mondes. Je vacille sans arrêt et je suis incapable de tomber. Impossible de fermer l’œil. La nuit est un cauchemar, un cauchemar éveillé.

J’ai toujours envie de croire à l’amour, mais lequel ? Celui de mes rêves, celui de ce monde de merde.

Je crois toujours en la vie… Mais plus la mienne. Laissez-moi partir.

23:46 Écrit par AaAN | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Mon bel amour.

(C'est la suite de Tendre compagnon, à lire avant, c'est le post juste en dessous.)

Et puis, à nouveau, les gens bien comme il faut, puisque c’est ainsi qu’ils s’estiment, sont venus me parler… Dans ton dos, elles m’ont dit que je devais arrêter, ce n’était pas le sens de la vie. Je ne sais qui avait DECIDE que je ne pouvais t’aimer. C’est contre l’ordre des choses. Et baissant la tête, comme trop souvent, j’ai obéi. Pendant plusieurs mois, je t’ai laissé là. Tu n’as toujours rien dit. Je t’en veux toujours de m’avoir laissé t’oublier. Et puis, à nouveau, j’ai eu ce trop plein de douleurs… Il a débordé et je suis revenu vers toi, regard baissé. Et tu m’as pénétré. J’avais oublié à quel point c’était bon. J’étais à genoux tant je ne savais plus resté debout, mes jambes comme le reste de mon corps, frissonnant de bonheur, de cette douleur qui à nouveau m’émerveillait de la couleur de mon sang. Piètre sacrifice en comparaison avec l’afflux d’un tel sentiment d’oubli. Depuis, tu es là quand j’ai besoin de toi, je ne t’oublie jamais très longtemps, jamais tu ne m’en veux, et toujours on recommence ce qui est devenu mon jeu du bonheur… De la douleur et l’oubli. Fais moi mal encore mon bel ami.

Un soir, on venait de finir de jouer. J’ai souhaité faire de toi, mon toi, à jamais. Et sur ta peau toujours si froide, j’ai laissé tel un tatouage ces lettres : AaAN. Tu appartenais dorénavant à l’Ange aux Ailes Noires et à personne d’autre.

NON !!! Tu n’es pas perdu. Je dois te retrouver… Je t’aime mon ami.

Personne ne semble comprendre. Je fouille tout et partout. Je pleurs. Voilà qu’il fait partie des douleurs qu’il me faisait oublier. Je me couche, je suis sur mon lit. Je décide de m’abandonner, de quitter l’espace d’un instant ce monde. Mes pieds me quittent, mes jambes, mon sexe, mon bassin, mes bras, mon tronc, … Il me retient. Quelque chose l’empêche de rejoindre mon autre monde. Je me concentre sur son battement et je l’entends se heurter à quelque chose près de lui. Faisant appel à mes mains, je touche mon torse, et se faisant… Je le retrouve, mon tendre ami. Cette douce lame…

Pour m’assurer de sa douce présence… Je le pousse à me pénétrer… Et je savoure.



21:27 Écrit par AaAN | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Tendre compagnon.

Ou est-il ?

On me l’a volé ?! Je l’ai perdu ?!

OU ES-TU, mon ami, mon compagnon, mon amour.

Tu étais là quand j’avais besoin de toi. Quand mon cœur se fendait, je pouvais compter sur toi pour me faire oublier toute cette douleur. Tu m’as apporté quelque chose de nouveau, j’aimais ça, ton contact froid qui pourtant me réchauffait jusqu’au plus profond de mon âme. Je me souviens de notre première rencontre. C’était ici, ici où aujourd’hui je crains de t’avoir perdu. Tu étais là depuis toujours et je ne t’avais jamais remarqué. On a déjà travaillé ensemble, mais jamais dans un tel but. Et là, devant Starmania (au diable le cucultisme), on s’est uni. Tu es entré en moi. Ca m’a fait mal la première fois, tu n’étais pas très doué non plus, t’acharnant sur moi lentement, trop lentement. Mes larmes se mêlaient aux tiennes. Puis, tu as essayé de faire ça autrement, tu y as été avec beaucoup moins de douceur,  et j’ai aimé ça… Ca me faisait toujours mal mais j’aimais ça. J’ignorais le sang, qu’importe, c‘était bon et j’en redemandais. Puis, je me suis couché, je t’ai abandonné, et je ne crois pas que ça t’aie dérangé.

Deux jours après, pas plus. J’ai à nouveau regardé Starmania, tu étais là. On a recommencé. Je te sentais déjà plus assuré me pénétrant du premier coup d’un vif élan. Et je riais tant j’aimais ça, tant j’étais bien. Je ne pensais plus à rien sauf à toi. Certains m’ont dit que tu devais m’haïr pour me faire ça, me faire saigner à ce point. Mais nous savions, nous, que nous nous aimions, … Que je t’aimais, c’était le principal. Je n’avais plus ni haine, ni pitié, ni compassion pour ces autres qui me faisaient le mal que toi seul savait me faire oublier. Et comme la première fois, mes larmes venaient se noyer dans le sang que douloureusement tu m’enlevais. A nouveau, je t’ai laissé là, … Je suis parti me coucher, ne prenant même pas soin de laver les vêtements et ma peau souillés du sang fraîchement séché, ce sang que tu faisais coulé pour m’offrir ce plaisir auquel j’aspirais.



20:06 Écrit par AaAN | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |